Coordination Nationale, infos de la semaine
- Semaines: 43
- Dates: du 24 au 30 octobre 2022
Édito (ou point fort de la semaine) :
Une loi de financement de la Sécurité Sociale adoptée sans débat au 49.3 mais surtout avec une augmentation inférieure à l'inflation ! Alors c'est certain les suppressions de personnels et de lits sont au programme gouvernemental ainsi que les solutions « dégradées » . Ce ne sont pas les 150 millions d'euros débloqués en urgence par le ministre qui vont changer la donne : ça fait un peu plus de 2 postes de salarié.e.s par hôpital ! Et pas d'augmentation de salaires ! Pas de quoi redonner le moral au personnel épuisé, découragé.
C'est un puissant mouvement qui est nécessaire pour venir à bout de cette austérité qui condamne l'hôpital public à la portion congrue pendant que les fonds de pension s'accaparent les labos, l'imagerie, les cliniques privées, les EHPAD et lorgnent sur la médecine de premier recours La mobilisation n'est pas nulle ( voir ci-dessous) mais travaillons patiemment et résolument à unir dans l'action de plus en plus nombreux salarié.e.s, citoyen.ne.s et élu.e.s
Jean-Luc Landas.
Sommaire :
L’écho des comités :
MONTARGIS
Le Collectif de soutien du CHAM d'Amilly exprime sa totale solidarité avec les mouvements en cours au sein des associations tutélaires de la Région Centre
Qui prend soin de celles et ceux dont le métier est de prendre soin des plus fragiles ?
Près de de deux cent salarié.es des services mandataires judiciaires à la protection des majeurs ont manifesté le 20 octobre devant les locaux de la Direction Régionale de l'Economie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités à Orléans afin de réclamer la prime Ségur pour toutes les catégories de personnels. Une pétition ayant recueillie plus de 3 000 signatures de salarié.es a été remise à la préfète de Région Centre-Val de Loire pour dénoncer cette inégalité de traitement qui prive les personnels administratifs et cadres techniques d'un complément de revenu auquel ils ont légitimement droit.
Une délégation a été reçue par le directeur de la D.R.E.E.T.S. Les représentants ont expliqué comment nombre de salariés basculaient aujourd'hui dans la pauvreté et la précarité, combien les conditions de travail se dégradaient de jour en jour faute de moyens, de postes vacants non pourvus, de turn-over des équipes.
Le secteur social et médico-social est aujourd'hui malade, invisible, ignoré.
Il y a urgence à revaloriser les salaires et les conditions de travail de ces travailleurs sociaux, juristes, et techniciens qui exercent une mission de service publique en faveur des personnes les plus vulnérables : personnes âgées, en situation de handicap ou souffrants de pathologies multiples.
La lutte continuera pour que ces métiers du lien et de l'accompagnement soient enfin reconnus, avec des salaires dignes.
Le Collectif de soutien du CHAM d'Amilly exprime sa totale solidarité avec les mouvements en cours au sein des associations tutélaires de la Région Centre, et au-delà.
AUDACE 53
70 personnes pour la réunion sur les déserts médicaux le 19 octobre à Mayenne. Etat de la situation, causes et propositions. Échanges intéressants. Encore beaucoup de travail pour mobiliser. Ne nous laissons pas faire ! La santé publique est notre bien à tous.
NANTES
les personnels des urgences adultes et pédiatriques du CHU en grève
soutien du collectif nantais aux personnels en grève
la prise de parole du collectif nantais pour le droit à la santé
à la conférence des député.e.s
SAINT AFFRIQUE
Préparer nos hôpitaux à faire face aux conséquences des bouleversements climatiques
MONTCEAU LES MINES
"Hôpital de proximité, « Nouvel Hôpital de Montceau les Mines »
le-flou-persiste-mais-pas-que.pdf
on va parler cash
MONTLUÇON
La seule pédiatre titulaire quitte l'hôpital le 31 octobre : un service dégradé mis en place avec le CHU de Clermont Ferrand
SARLAT
PFLSS
Les rendez-vous des comités
Tous les vendredi devant l' hôpital à Luçon, Draguignan et Marmande !
CREIL
Rendez vous le jeudi 3 novembre à 17 heures devant l'hôpital de Creil
NANTES
LE TRAVAIL AU PÉRIL DE LA SANTÉ
retour sur un demi siècle de luttes
un débat le 5 novembre à 15h00 au Centre d' Histoire du travail
les intervenantes et l'argument
SEDAN
La fermeture de la maternité de Sedan serait irresponsable !
L'Agence Régionale de Santé et la direction de l'hôpital intercommunal Nord Ardenne s'agitent à propos de la maternité de Sedan mais tous les éléments concrets qui filtrent concernent la préparation de sa fermeture !
Cela est irresponsable ! C'est mettre en danger la vie des femmes et des enfants de tout le bassin de vie de cette maternité qui s'étend bien au-delà de Sedan vers la Meuse et l'Argonne Ardennaise.
Cela ne correspond pas aux engagements pris lors de la signature du plan de performance et de la fusion des hôpitaux (comme d'ailleurs la remise en cause de la cuisine et de la blanchisserie sur le site de Nouzonville)
Après les échanges devant l'hôpital du 22 septembre et la manifestation du 15 octobre, ce sont plus de 4000 pétitions signées (internet et papier) qui demandent des moyens pour pérenniser cette maternité. L'ARS et la direction ne peuvent ignorer les besoins des usager.e.s soigneusement tenu.e.s à l'écart de toute concertation.
Ces pétitions seront remises à la sous-préfète de Sedan le 4 novembre à 15 h.
Venez soutenir la délégation !
Autres infos locales :
MANOSQUE
La grève continue à la clinique Toutes Aures
le reportage de FR3
LA CAGNOTTE EN LIGNE
LYON
En quelques jours, nous avons réunis plus de 60 citoyens de la métropole lyonnaise, professionnels de santé, usagers, syndicalistes, militants politiques, élus, envoient un message clair à G. Doucet, à la direction des Hospices Civils de Lyon, au DG de l'ARS et au Ministre de la santé. Et ce n'est pas une mince affaire d'avoir réussi à rassembler autant d'individus et de les faire s'engager de la sorte, au regard de l'immobilisme et des vents contraires qui poussent sur des voies sans issues.
Par une lette pétition, ils réaffirment leur opposition au transfert de l'Hôpital Henry Gabrielle à saint Genis Laval et leur détermination à obtenir son développement à St Genis Laval.
Ils fustigent la méthode de G. Doucet qui consiste à tenter de passer en force, y compris en détournant une application réservée aux relations patients/médecin.
Ils remettent en cause la stratégie de désengagement des HCL et du service public qui a conduit à la fermeture de 5 établissements dans la métropole, des centaines de lits et des milliers de suppressions de postes de soignants, pour le plus grand profit des investisseurs privés.
En signant la pétition ci-dessous, G. Doucet, « retirez ce projet dont personne ne veut. Utilisez l'argent public pour développer le service public ».
Ce premier succès aura des répercussions que j'espère rapide sur la structuration du mouvement d'opposition à la stratégie des HCL, tournée vers les agence de notation plutôt que la réponse aux besoins des populations.
Je vous invite a prendre connaissance du texte de la pétition.
VERGT
Un petit Ehpad de Dordogne menacé de fermeture, familles et soignants se mobilisent
Jeudi 27 octobre 2022 France bleue périgord
cf bulletin en pdf
Dossiers :

Lure 2023 : un nouvel élan pour nos services publics
CONVERGEONS !
FINANCEMENT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
le communiqué de La Convergence
la fiche de la Coordination Nationale
PSYCHIATRIE
Un clip contesté, l'analyse et la réaction indignée de psychologues
CADILLAC : l'alerte des patients de l'unité pour malades difficiles victimes de la dégradation des soins
LA ROCHE SUR YON : l'alerte en urgence du contrôleur général des lieux de privation de liberté
PÉDIATRIE : LE MINISTRE OCTROIE 150 MILLIONS D'EUROS POUR L'HÔPITAL
DÉSERTS MÉDICAUX
LES PROPOSITIONS DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE
L'ANALYSE DE LA FÉDÉRATION DES CENTRES DE SANTÉ
L'ÉTUDE DE L'AMRF
PRIVATISATION DU SYSTÈME DE SANTÉ
MÊME L'ACADÉMIE DE MÉDECINE S'INQUIÈTE !
ET LA FÉDÉRATION DES CENTRES DE SANTÉ AUSSI
Les valeurs des centres de santé ne s'achètent pas !
Plainte de la Cnam contre des centres dentaires et ophtalmo, tentative d'encadrement via le PLFSS des activités de télémédecine exercées par des sociétés commerciales sous forme de centre de santé… En écho, à cette actualité, et quelques jours après le congrès national des centres de santé qui a évoqué ces enjeux, des médecins du secteur insistent sur la nécessité de distinguer les structures de service public, de celles qui ont un objet lucratif.
En quelques années, l’exercice médical salarié en équipe pluriprofessionnelle est devenu un standard dans notre pays. Héritiers des dispensaires et affirmant leurs valeurs sociales, les centres de santé, territoriaux, mutualistes, associatifs, hospitaliers, ou encore appartenant à l’économie sociale et solidaire, sont devenus attractifs pour les jeunes générations de professionnels de santé. Ils y trouvent des conditions d’exercice conformes à leurs aspirations et à leurs valeurs.
La dynamique de création de centres de santé s’est renforcée ces cinq dernières années (1). Elle est soutenue par les initiatives de collectivités territoriales prenant à bras-le-corps la situation d’abandon vécue par 22 millions de Français.
Pour autant, le modèle économique des centres de santé reste fragile (2), encore tributaire d’un paiement à l’acte hérité d’un autre temps, valorisant injustement une médecine productiviste et superficielle, et de modalités tarifaires inadaptées aux enjeux du vieillissement, des maladies chroniques et de la prévention. Demain, le paiement des centres de santé dans les territoires sera peut-être (devra enfin être ?) fondé sur des forfaits pour chaque patient, pris en charge dans sa globalité tout au long de l’année (3). L’équipe des professionnels organisera les soins et la prévention, au mieux des intérêts des patients. En améliorant l’accès aux soins, en évitant les hospitalisations inutiles, en agissant contre les inégalités sociales de santé si massives désormais, les chiffres officiels le soulignent (4). Pour une plus grande efficacité, et une meilleure pertinence des dépenses.
Ne laissons pas faire !
Alors, nouvelles responsabilités demain pour les centres de santé ? Oui, mais nouveaux devoirs aujourd’hui.
Le devoir de dire que nous sommes fiers de vivre dans un pays où la Sécurité sociale solidaire, notre bien commun, offre à nos concitoyens, avec les mutuelles, l’une des meilleures protections sociales au monde (5).
Le devoir de dire qu’il nous faut préserver ce bien commun face aux dangers qui s’annoncent. Chacun a en mémoire cette décision inouïe de la Croix Rouge de vendre ses centres de santé à la chaîne de clinique privée Ramsay (6). Avant que l’affaire ne capote, les professionnels commençant à fuir et l’acheteur redoutant de récupérer une coquille vide. C’est une autre chaîne de cliniques privées à but lucratif, Elsan, qui vient de racheter un centre de santé parisien pour en faire la tête de pont d’un futur réseau (7). C’est tout récemment une banque, le Crédit Agricole, qui annonce sa décision d’investir dans la télémédecine en recrutant des médecins salariés (8).
Pouvons-nous laisser sans réagir le privé lucratif venir se servir dans les caisses de notre protection sociale ? À l’heure où nos concitoyens sont confrontés à des difficultés économiques inédites, alors que la finance qui gouverne le monde n’a jamais été aussi puissante, nous disons non.
Nous interpellons notre représentation nationale, nos élus territoriaux. Ne laissons pas faire. Il n’y a pas de place dans les centres de santé pour le privé lucratif. Il est temps d’agir.
Dr Beaupin Pdt institut JF Rey,Dr Colombani Pdte FNCS, Dr May Pdt FN de formation des CS,Dr Villebrun Pdt Union syndicale des médecins de CS
- Les créations de centres de santé 2017-2021
- Centres de santé pluriprofessionnels - Leviers et bonnes pratiques organisationnelles en faveur de l'équilibre économique
- Expérimentation d’un paiement en équipe de professionnels de santé en ville
- L’état de santé de la population en France à l’aune des inégalités sociales
- Les dépenses de santé en 2021 – édition 2022 - Résultats des comptes de la santé
- François Crémieux : « On ne peut regarder sans débattre un groupe de santé privé reprendre des centres de la Croix-Rouge française » (« Le Monde »)
- Prévention et accès aux soins : ELSAN poursuit le développement de son offre dédiée et se rapproche du CMI et du Centre de Vaccinations Internationales Air France par AVS
- Crédit Agricole se lance dans la télémédecine (« Les Echos »)
Culture et santé :
le blues du dentiste Henri Salvador et Ray Charles
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(Fondée à Saint Affrique en avril 2004)
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SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00025
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